Fédération d’identité : la mise en oeuvre de Feder ID

Publié le par site DGME

Feder ID,solution basée sur le principe de la fédération d’identités, est l’association de plusieurs composants « open source » qui vont permettre à toute entité de disposer des éléments nécessaires à l’élaboration d’un « cercle de confiance ». Au coeur de cette offre, un « fournisseur d’identités », et de nombreuses fonctionnalités en évolution permanente. Retour sur les concepts de la fédération d’identités avec Clément Oudot, chef de projet de Feder ID.

Pourquoi choisir la fédération d’identité ?

Comment permettre à l’usager d’accéder à plusieurs systèmes d’information à partir d’un seul identifiant mais, tout en conservant leur étanchéité ? La fédération d’identités permet d’offrir ce type de service « sans couture », sans avoir à s’appuyer sur un identifiant unique, point sur lequel la CNIL est très vigilante « Feder ID respecte totalement Liberty alliance, le standard le plus respectueux des données personnelles. Dans ce système, l’utilisateur est systématiquement informé et donne formellement son accord quant à l’accès et l’utilisation par un système d’information de ses données personnelles ». C’est la fédération d’identité qui permet par exemple au site d’un transporteur aérien de proposer des services personnalisés à partir de ses accords commerciaux avec une chaîne hôtelière. Le client pourra bénéficier d’une offre préférentielle dans un hôtel partenaire aux mêmes dates de séjour, tout en restant restant anonyme, lors de cette transaction, vis-à-vis de la compagnie aérienne.

Mettre en oeuvre de la fédération d’identité

La fédération d’identité est une solution à fort impact sur le système d’information, et plusieurs points de vigilance sont à observer : « Il faut partir des services attendus par l’utilisateur et non de la solution technique... quitte à renoncer à la fédération d’identité ! ». Il faut également soigneusement identifier les partenaires et les services proposés, les moyens à mettre en commun. Sans oublier que le maillon le plus faible détermine la qualité de l’ensemble : la dimension contractuelle entre les partenaires est donc essentielle et toutes les garanties doivent être prises.

Un potentiel qui reste à valoriser

Pourtant les applications basées sur la fédération d’identité ne sont pas légions dans la sphère des acteurs publics. « Collectivités et administrations ne mutualisent guère leurs données pour l’instant. ». Mutualiser les systèmes d’information reviendrait à dépasser les frontières qui jalonnent encore toute la « chaîne administrative » nationale et locale ; des améliorations administratives qui restent à accomplir. On ajoutera que peu de téléservices mobilisant des besoins d’identification existent à l’échelle locale. Beaucoup d’acteurs n’ont pas franchi le seuil des services, et l’heure est encore à la diffusion d’information et aux sites web. « Il faudrait encourager davantage d’expérimentations sur le terrain. La DGME peut jouer un rôle important dans ce domaine. L’un des intérêts du projet Mon.service-public.fr, porté par la DGME, est qu’il servira de démonstrateur, en mobilisant ce type de solution à grande échelle. ». Il faut aussi imaginer des applications, les mettre en scène : montrer tout l’intérêt qu’il y aurait à simplifier l’accès simultané au système d’information d’un ministère et à celui d’un conseil général, sans jamais mettre en péril la confidentialité des données personnelles. « Feder ID pourrait aussi servir à mutualiser les différentes plateformes de dématérialisation des marchés publics, aujourd’hui cloisonnées ».

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article