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Plus de 950 collectivités locales adhérentes, la gestion des carrières de 25 000 fonctionnaires : le Centre de gestion du Nord (CDG 59) est un partenaire majeur des collectivités locales de l’ensemble du département. Celles-ci cotisent pour accéder à un ensemble de services, qui vont des missions de conseil et d’expertise prévues par les textes (organisation des concours, bourse de l’emploi, droit syndical, etc), pour aller jusqu’à des missions facultatives dans le domaine de l’hygiène et de la sécurité, la médecine professionnelle, le conseil en organisation, ou encore l’administration électronique. Dans ce dernier domaine, le CDG 59 a créé à leur attention le Centre de ressources e-administration et technologies de l’information et de la communication (Cre@tic), qui prépare une gamme de services accessibles à partir d’un « bureau virtuel de l’agent ». Maurice De Bosscher, responsable technique de cre@tic, et Sylvain Defromont, responsable des systèmes d’information, reviennent sur les questions posées par les problématiques « d’identité numérique » de ce projet.
Une expérimentation menée sur 39 communes Après un travail de recueil des bonnes pratiques et d’étude préalable des besoins des décideurs et agents territoriaux, Cre@tic conduit une expérimentation sur le territoire de la Communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut (CAPH) qui couvre une population de 150 000 habitants. « Cette expérimentation nous semble être la meilleure façon de calibrer ce qui pourrait devenir ensuite un projet d’envergure régionale ». Dans le prolongement d’un travail d’accompagnement et de sensibilisation des acteurs locaux (dans le domaine des SIG, des téléservices, de la publication en ligne ou encore de l’accès au haut débit), Cre@tic prépare une plateforme dématérialisée de ressources à leur attention, accessible à travers une infrastructure d’authentification des utilisateurs. Une version beta devrait voir le jour fin 2007. Les services proposés dans un premier temps pourraient porter sur la gestion des ressources humaines (administration des carrières, création et suivi des offres d’emploi, gestion des visites médicales), le suivi des demandes des citoyens, les élections et les résultats électoraux, l’agenda des manifestations, ou encore les alertes aux habitants (météo, travaux, manifestations). Mais la plateforme pourrait ensuite être accessible aux habitants et leur proposer une gamme de services en ligne : actes d’état civil, demandes d’interventions et de rendez-vous, accès à des données cartographiques, etc. Le choix d’une technique d’identification Choisir parmi les solutions existantes peut vite s’avérer un casse-tête, et il faut procéder avec méthode. « Cette étape n’est pas facile ; Nous nous sommes d’abord documentés sur l’offre du marché, avec un a priori positif en faveur des offres en « libre ». La fédération d’identité avait d’abord nos préférences ; cependant, nous sommes revenus vers une solution plus centralisée, sur les recommandations d’un prestataire et les conseils de la DGME, dont nous respectons les standards. ». Dans tous les cas, l’architecture retenue devra permettre de décentraliser l’administration organisationnelle et fonctionnelle dans les collectivités. « Par définition, nous misons d’abord sur une responsabilisation des collectivités. Il leur revient de décider qui peut accéder à tel ou tel service ». Une attention particulière accordée à l’appropriation Au-delà des choix techniques, la question de l’appropriation du service par les agents est une préoccupation majeure. « Nous avons une idée assez précise de ce que nous voulons, mais cette idée n’a de sens que si nous sommes certains que les utilisateurs la partagent ! Nous sommes vigilants à bien associer les utilisateurs, et au premier chef à travailler avec les agents des collectivités. » Une dimension indispensable dans un paysage aussi hétérogène : « On ne peut pas travailler de la même façon avec toutes les collectivités. Par exemple, les plus petites d’entre elles ne disposent pas de responsable informatique ». Les projets de « compte de l’agent » étant en « devenir » dans la sphère des services publics, l’équipe s’intéresse à d’autres ’exemples issus d’autres domaines. « Nous rencontrons actuellement l’Université de Valenciennes, qui possède des expériences intéressantes en matière d’Espaces Numériques de Travail ou de maîtrise des concepts Shibboleth, à partir de laquelle nous pouvons capitaliser ». Le Centre de gestion de la fonction publique territoriale du Nord : Monsieur Marc MONTUELLE, Président du CDG 59 Monsieur Jean-Louis BAJU, Directeur Général du CDG 59 Mademoiselle Sylvie BARON, chef de projet cre@tic www.cdg59.fr Cre@tic : www.cdg59.fr/creatic |