Pay Fair
0707
résume du projet.
1.
Pay Fair est un nouveau schéma de cartes de débit, qui adoptera les nouveaux standards européens (EMV, SCF, Chip & PIN, ...).
Il jouit d’un grand enthousiasme et large soutien auprès des grands distributeurs, en raison de son coût/transaction compétitif:
PAY FAIR envisage en effet de n’appliquer qu’un coût fixe/transaction, et non un pourcentage.
(A la suggestion de plusieurs banquiers, quelques paliers pourraient toutefois être envisagés, afin -notamment- de stimuler le paiement électronique pour les micro paiements. Ce scénario est à l’étude).
2.
Le schéma sera émis par des grands distributeurs, via leurs cartes privatives.
Dans une première phase, il s’agit d’un "deferred debit".
Mais certaines banques ont déjà marqué leur intérêt pour collaborer au système et sont disposées de fournir une autorisation online, ce qui assure aux produit une plus grande sécurité en termes de garantie de paiement.
3.
Rien ne s’oppose bien entendu à ce que des banques puissent également émettre ce schéma.
Certaines banques ont d’ailleurs émis un intérêt, compte tenu du potentiel de large acceptation du nouveau schéma auprès des distributeurs et commerçants (sans compter qu’elles veulent rester présentes dans ce marché et ne pas le laisser aux seuls distributeurs).
Dans le cadre du projet de création d’un nouveau schéma européen, à l’initiative de certaines grandes banques européennes, cet intérêt est d’autant plus marqué: nous avons des contacts fort intéressants actuellement avec ces banques.
4.
Un grand schéma européen ne peut selon nous se concevoir sans une collaboration/implication des deux grands schémas européens que sont le Groupement des Cartes Bancaires (F) et Electronic Cash (D).
Nous sommes d’avis que si une "fusion" de ces deux schémas n’est pas à proprement parler envisageable, pour diverses raisons (tant techniques que "culturelles"), une migration de chacun de ces schémas vers un schéma européen nouveau, ouvert et moderne, n’ayant pas d’attache avec un Etat membre ni système domestique existant, est beaucoup plus facile à réaliser. Nous voulons pouvoir y contribuer de manière importante.
5.
Dans ce contexte, nous avons prévu que notre schéma PAY FAIR puisse maintenir la possibilité d’avoir, à la demande (selon le contrat entre l’émetteur de la carte et le porteur de la carte), un "débit fin de mois", système auquel les consommateurs français sont habitués. Contrairement aux autres consommateurs européens (nord), où un "débit instantané" est la norme.
6.
D’autre part, et comme il est inutile de vouloir "réinventer la roue", nous sommes sensibles à pouvoir (ré-)utiliser les infrastructures et compétences existantes autant que possible. Par souci d’efficacité d’abord, que par une préoccupation de coût ensuite (98% des transactions demeurent en effet "domestiques"...). Le facteur temps devrait à notre sens également être un élément qui favorise cette option.
7.
Concernant les aspects techniques, un plan de migration adapté doit être prévu pour chaque Etat Membre, le contexte étant à chaque fois différent (notamment au niveau des infrastructures et investissements récents). Le but étant toutefois d’avoir un engagement pour une migration rapide vers le "standard commun" du nouveau schéma PAY FAIR.
8.
Les aspects financiers doivent bien entendu être discutés, afin que cette évolution (souhaitée par les institutions européennes) puisse être autant que possible un "win-win" pour toutes les parties concernées, tout en garantissant un coût/transaction raisonnable et attractif, seul garant de saisir l’occasion pour faire basculer de manière importante le nombre de transactions réglées en cash vers des transactions électroniques.
9.
A première vue, le système évoqué ci-dessus pourrait avoir des ressemblances avec ce que propose EAPS.
Il y a toutefois des différences notables