innivation : nécessité pour la carte de paiement

Publié le par technoledge

Support de gestion des flux, les moyens de paiement n’ont jamais été considérés comme des outils marketing par leurs utilisateurs ou émetteurs. Tout au plus ces derniers ont-ils été tentés de les illustrer à l’éfigie des gouvernants pour les moyens de paiements fiduciaires ou du patrimoine pour les chèques. Point de services, point de ciblage, point de personnalisation : l’essentiel était d’assurer la reconnaissance, la sécurité, la permanence des échanges.

Sur ces bases, les évolutions n’avaient pour objectif que de répondre à des attentes purement fonctionnelles

 

Les rationnels de l’innovation pour la carte CB

 

La carte est sans doute le premier moyen de paiement assujetti à une évolution permanente. L’innovation a ainsi plusieurs sources :

     

  • la pression technologique : actuellement support physique de technologies multiples (pistes, puce, embossage, hologramme, antenne radio…), la carte va se dématérialiser pour ne plus utiliser, par toute sorte de technologies et outils informatiques, que l’identité de son titulaire sur des réseaux de plus en plus divers pour une même transaction. Elle bénéficiera ainsi de la « convergence numérique » et « l’informatique ambiante ».C’est ainsi qu’un numéro de carte authentifié à distance permettra de réserver et payer des titres de transport ou de spectacles délivrés sur place sur simple présentation d’une carte ou d’un mobile sans contact par exemple.
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  • les besoins des acteurs de la distribution : ils voient en elles l’outil de paiement qui assoit un meilleur marketing de la vente, une meilleure connaissance des clients, une meilleure productivité des encaissements. Les transactions s’accroissent en volume et en complexité grâce à des cartes « multi-applications » permettant la gestion de données en ligne ou sur le support. Les transactions gagnent également en valeur ajoutée.
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  • les politiques de gestion des risques (criminalité, réglementation type Bâle II…) : elles poussent à un accroissement permanent de la sécurité. Des algorithmes toujours plus puissants protègent les données et leur intégrité, de nouvelles techniques d’authentification apparaissent (reconnaissance biométrique), la surveillance de la fraude bénéficie de la rapidité des processeurs et des transmissions pour traiter pus de données en un temps plus court…
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  • le comportement de utilisateurs : ils sont séduits par toujours plus de personnalisation et de simplification dans l’acte d’achat, poussant à l’émergence de nouveaux modèles économiques. De nouveaux espaces de transactions se créent, certains sur la base de modèles payants (Ebay, PriceMinister), d’autres par extension de modèles publicitaires existants (Google Checkout), d’autres encore purement gratuits encouragés par les réseaux p2p. Mais la carte y trouve son champ d’application : le phénomène Velib à Paris ou l’intégration de l’identifiant carte dans un mobile sont exemplaires de cette capacité d’adaptation aux nouvelles attentes. Le développement du co-branding en France devrait favoriser des partenariats innovants affectant la forme des supports de paiement, les programmes déployés ou les modalités de paiement.
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L’innovation dans le contexte évolutif du SEPA

 

Jusqu’à la réglementation qui, de moyen de paiement à caractéristique nationale, en fait un symbôle de l’interopérabilité européenne. Les exigences du SEPA attisent de fait les besoins d’innovation.

Ses impacts se situent à trois niveaux :

     

  • une réorganisation des acteurs en Europe :
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  • d’une part,  sous la pression de la Directive sur les services de paiement qui autorise la pratique de gestion des moyens de paiement à de nouveaux acteurs sans la contrainte financière des garanties exigées jusque là pour pratiquer cette activité; cette disposition ouvre la porte à des acteurs naturellement innovants ou placés sur des marchés aux pratiques et modèles économies nouveaux ;
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  • d’autre part, des regroupements nationaux et internationaux d’acteurs pour optimiser les coûts de traitement seront l’occasion également d’échanges ou de déploiement de pratiques innovantes sur certains marchés ;
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  • la définition de standards techniques est perçu comme nécessaire pour que le SEPA délivre ses promesses d’interopérabilité ; ils devront utiliser des normes et des systèmes a minima récents voire, si possible, adaptés à des utilisations à l’horizon 2015 et au delà ;
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  • un nouveau positionnement des moyens de paiement va s’engager , tant sous la pression de la Directive sur les services de paiement que par la concurrence de nouvelles monnaies ou valeurs d’échanges (monnaies virtuelles, points de fidélité…), voire la gratuité (financement des services par la publicité ou services packagés); la carte y a des atouts, précisément grâce à sa souplesse d’utilisation et à ses potentialités d’innovation.
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L’innovation ou le souci de la coopération

 

Clairement, ce souci permanent d’innovation qui frappe la carte fait également son succès. La carte est devenue non seulement le moyen préféré de la plupart des peuples européens, mais il constitue un avantage économique pour tous les acteurs : consommateur, banque, commerce, sans omettre les industriels qui en fournissent les infrastructures.

 

Innover coûte cher cependant.

Et il est, à cet égard, significatif de voir que la mutualisation des efforts de développement ont permis à des pays comme la France de se doter d’une infrastructure de paiement par carte à la fois précurseur (carte à puce) et efficace (plus fort volume de transactions de la zone euro) grâce au regroupement des banques au sein du Groupement des Cartes Bancaires.

Ce coût de l’innovation est à la base des coopérations observées de plus en plus fréquemment :

     

  • soit au travers des projets de recherche et développement comme par exemple dans les pôles de compétitivité (TES, Picom, Systematic…) ou les programmes européens (FP6 et 7, Medea…), dans les pilotes menés par des banques en collaboration avec le Groupement CB ;
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  • soit au travers des fora de standardisation qui crée les bases d’une large acceptation et de la viabilité économique.
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L’innovation reste un impératif stratégique dans un contexte où les marchés existants sont de plus en plus ouverts et que de nouveaux émergent, précisément grâce à l’innovation dont certains acteurs font preuve, déstructurant les intermédiations existantes et les modèles économiques qui les supportent. Appliquée à la carte, l’innovation implique de s’inscrire dans un continuum de confiance et de sécurité compréhensibles par les utilisateurs.

 

C’est pour garantir ce continuum que l’innovation ne doit pas être débridée, décalée des tendances observées et pratiquées dans d’autres domaines d’activité courantes. En matière de carte, elle suit ainsi les grandes tendances :

     

  • le développement du paiement « sans contact » pourra s’appuyer par exemple sur des pratiques éprouvées massivement dans le transport, sa valeur ajoutée viendra de la sécurité maximale des processus ;
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  • le paiement sur mobile s’appuiera lui aussi sur un outil largement distribué et bénéficiera progressivement des habitudes de connexion nomades et de la disponibilité de services que le consommateur trouvera pertinent de payer ;
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  • l’authentification forte ou non du titulaire d’une carte (usage d’un certificat, d’une procédure d’identification…) trouvera très vite sa légitimité dans la simplification de l’accès à certains services complémentaires au paiement comme c’est le cas pour la déclaration de revenus en ligne qui ne constitue, pas plus que l’acte de payer, une motivation en soi !.
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A contrario, il est vraisemblable que l’utilisation de la biométrie –qui est une partie intégrante du « soi »- ne sera considérée comme opportune que dès lors que toute assurance sera donnée sur la non convergence des données à plusieurs fins.

 

On le voit donc, l’innovation est une obsession du produit carte. Son histoire le démontre : sans elle pas d’interopérabilité technique, pas de réussite commerciale. Son actualité le confirme : la concurrence fait assaut d’imagination. Mais les coûts y afférents sont importants : la coopération des acteurs s’impose.

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Publié dans innovation

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