Paiement par carte : les innovations qui alimentent l’évolution

Publié le par technoledge

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Le paiement n’est qu’une étape dans un processus économique : l’achat. N’ayant rien d’attrayant en soi, il se doit d’être sans contraintes pour ne pas risquer de décourager l’acte d’achat.

L’une des supériorités de la carte sur les autres supports de paiement est sa potentialité à accueillir des innovations qui, au delà d’une simplification ou une accélération du processus de paiement, permet d’envisager un enrichissement de l’acte d’achat.

Ces innovations peuvent être d’ordre technologique ou d’ordre marketing.

Les innovations technologiques

Disons le d’emblée, la fonction paiement n’est pas, en soi, génératrice d’innovation. Le paiement étant par essence un acte de confiance, il n’utilise que des technologies éprouvées au risque de ne pas rencontrer le succès escompté.

Le Groupement CB est donc particulièrement attentif à ne mettre en œuvre de solutions nouvelles qu’après en avoir testé tant la sécurité que les usages. C’est le rôle des projets et pilotes conduits par le Groupement et ses membres (cf p….).

En effet, il y a toujours une dimension sociétale importante dans les innovations.

On retiendra a priori 5 grands axes d’innovation en cours de développement avec des niveaux de déploiement différents, fonction de la maturité des technologies employées, de leur évolutivité et de leur appropriation par les utilisateurs.

Il est important de noter que le succès de ces technologies dans le domaine du paiement est (ou sera) précédé d’une appropriation massive dans d’autres secteurs (le transport, la téléphonie mobile, l’accès aux services en ligne, le self-service, etc…) :

  • la carte « sans contact », intégrant en sus des pistes, puces et autres technologies pré-existantes sur la carte, une liaison radio appliquée au paiement. On la différenciera du (trop large) concept de RFID qui s’applique à des usages et des processus peu sécurisés. Son objectif est clairement de permettre une utilisation de la carte avec un lecteur adapté, là où le paiement est rapide et de montant limité.
  • Les mobiles et les systèmes embarqués vont progressivement abriter des systèmes de paiement basé sur l’utilisation de l’identifiant de la carte CB. Plusieurs architectures rendront le paiement possible, d’une part à proximité, grâce à la liaison radio NFC – on rejoint ici les usages de la carte sans contact, déportés sur un support largement utilisé, le mobile - et d’autre part à distance grâce à la fonction télécommunication des terminaux mobiles ou embarqués ;
  • L’Internet qui rend possible la convergence technologique des appareils connectés et, donc les modèles de distribution en ligne. L’acte de paiement peut être directement associé à l’acte d’achat (achat en ligne classique) ou dissocié (la réservation s’effectuant grâce au numéro de carte fourni et le paiement ne se réalisant que lors de la mise à disposition du bien ou du service sur un automate, dans un lieu de vente voire à domicile). On notera dans ce contexte que le paiement « machine to machine est déjà une réalité par exemple dans le cas de la réservation d’un billet de train et son retrait sur un automate en gare.
  • Les automates de distribution : leur gamme s’étend à de plus en plus de secteurs impliquant une ergonomie et une sophistication des contrôles d’accès et de paiement. La disponibilité d’une chambre d’hôtel est depuis longtemps une réalité grâce à une carte de paiement CB. Le déploiement de la location de vélo à Paris a été rendu possible par la disponibilité immédiate d’un large parc de cartes CB
  • La biométrie laisse envisager d’importants développements tant pour simplifier l’acte de paiement que pour en renforcer la preuve. Mais il faudra s’abstraire de trois contraintes : le choix de la technologie (empreintes, iris, vocal…), la dimension sociétale (protection des données personnelles : est-il acceptable de donner une partie de soi pour authentifier un acte économique ?) et le coût

Cette rapide énumération démontre l’extraordinaire souplesse du système carte à s’adapter aux évolutions de la distribution des biens et des services, et par là, à favoriser l’émergence de nouveaux modèles économiques. Le système carte tire parti en cela de la révolution numérique : la carte est un (ou plusieurs) identifiant(s) doté(s) d’une sécurité optimale. Même sur des réseaux hétérogènes, elle permet partout la réalisation de transactions de paiement simples ou sophistiquées.

En particulier le système carte CB a développé depuis plus de 20 ans, une infrastructure de haute performance dédiée au paiement, et dont les potentialités peuvent permettre aujourd’hui, à ses membres de disposer des bases d’offres de services concurrentielles et diversifiées pour leurs clientèles respectives.

Se profilent désormais pour la carte  deux axes complémentaires d’innovation à forte valeur ajoutée :

  • la gestion multi-application, rendue réaliste par la superposition des technologies sur un même support, la carte, matérialisée ou non (cf les innovations marketing, ci dessous)
  • et surtout la gestion des identités.

En effet, dans l’univers numérique qui a permis au paiement par carte de se développer, les innovations vont favoriser :

  • un accroissement des utilisations (plus de points d’acceptation pour des usages plus divers),
  • une segmentation accrue (jeunes, entreprises, collectivités…),
  • une personnalisation (visuels, fonctions crédit…) des services plus faciles et plus fortes,
  • l’enrichissement de la transaction de paiement et l’adéquation au mode de distribution (enchères, ticketing, réservation, factures…).

Les infrastructures (cartes, terminaux, réseau, sécurité…) existent déjà. Les technologies nouvelles sont en test

Mais plus encore, la carte peut devenir la clé d’accès aux services grâce à la numérisation des processus, à la confiance dont elle jouit auprès de ses titulaires, et à la qualité de la sécurisation des identités qui lui sont affectées.

C’est l’objet d’un très important projet collaboratif nommé FC2 (Fédération des cercles de confiance) dont le Groupement CB est un des initiateurs avec Gemalto, Orange Labs, Sagem, EADS et Atos notamment mis en œuvre au sein des pôles de compétitivité TES et Systematic.

 

 

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Publié dans innovation

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