Les missions à l'étranger deviennent un outil d'intelligence économique pour les PME
0703
Un bien intéressant article !!
Certains concepts anglo-saxons ont souvent un goût de soufre pour les industriels français. C'est le cas du lobbying mais aussi de l'intelligence économique, souvent assimilée à des opérations de renseignement ou simplement une technique de protection vis-à-vis de la concurrence. Mais les choses changent, si l'on en croit Cyril Bouyeure, coordinateur ministériel à l'intelligence économique depuis août 2006 : « Les entreprises ont de plus en plus conscience de la dimension offensive de l'intelligence économique », et savent désormais qu'il s'agit d'un outil qui peut les aider « à savoir ce que veulent leurs clients et à trouver des marchés extérieurs », a-t-il souligné, la semaine dernière, devant les membres du Cercle des entreprises offensives, créé à l'initiative du sénateur Jean Arthuis (UDF) et qui regroupe une trentaine de grosses PME exportatrices (dont Agnès B, Caudalie, Yves Rocher).
La promotion de l'intelligence économique par les pouvoirs publics peut passer par plusieurs canaux : développement récent des pôles de compétitivité, renforcement du rôle des missions économiques à l'étranger pour mettre à disposition des entreprises, et notamment des PME, une connaissance suffisante des marchés. Depuis quinze ans en effet, le rôle des missions évolue. Dernier épisode en date : la gestion d'une cinquantaine d'entités confiée à l'agence Ubifrance (lire ci-dessous).
Trouver un équilibre
« La priorité donnée au développement commercial risque de se traduire par un affaiblissement du volet régalien de l'action des missions », prévient néanmoins Cyril Bouyeure. Un équilibre doit donc être trouvé. Ce qui implique aussi un effort des services centraux de l'Etat. Il n'est pas rare d'entendre les entreprises se plaindre de l'indisponibilité des missions en cas de visite officielle française, toute l'activité étant alors mobilisée au profit de cette dernière au détriment de l'appui aux exportateurs.
Le réseau international de Bercy se plie à la gestion par objectifs
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