En une fraction de seconde, une image en 3D identifiera un visage
Ce scénario s'appuie sur la photométrie stéréo, une technique de reproduction fondée sur l'analyse des ombres projetées par la lumière sur un objet. A la différence d'autres méthodes de représentation en trois dimensions, la photographie est réalisée depuis un point de vue unique. En revanche, on multiplie les sources de lumières dirigées vers la cible, depuis différents angles. D'où les six flashes. Les différentes ombres constituent une mine d'informations pour l'ordinateur qui recrée le modèle.
Plus qu'une simple image, c'est un ensemble de données qui est consigné par l'appareil. "La couleur de peau du visage, par exemple, est reproduite telle qu'elle est vraiment, et non telle qu'elle apparaît dans les conditions d'exposition de la prise de vue", affirme Maria Petrou.
Ce niveau de précision a été imaginé pour réduire la marge d'erreur des opérations d'identification. Un premier prototype sera installé dans un an dans les locaux de l'entreprise partenaire General Dynamics. Le programme de recherche s'achèvera en 2010, deux ans avant les Jeux olympiques de Londres.
Selon la chercheuse, le projet n'est pas spécifiquement destiné à élaborer un outil de surveillance pour cet événement. Mais le système sera peut-être alors déjà à la disposition de la police britannique. .