Debriefing 3GSM 2007
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Un salon qui donne le tournis ( Tour d'horizon 3 GSM ), une multitude de solutions et services autour de l'industrie du mobile qui pourtant connait bien des incertitudes dans de nombreux domaines. Les pays Occidentaux sont presque saturés, mais les pays émergents tirent la croissance surtout
Mais ce qui est fabuleux c'est la richesse de l'innovation au service de ce Média : le mobile. Imaginer que toute cette richesse de "cerveau" soit mise à disposition du développement durable (une conversation intéressante lors de la soirée Nokia avec Pierre Baubion Fondateur de Pabvision sur le sujet), il y a beaucoup affaire..... Je n'ai vu qu'un seul stand qui parle de recyclage des mobiles !
Revenons sur 3 GSM, ce qui est le plus difficile c'est de le couvrir et de ne rien rater : Impossible, mais la recette pour profiter au mieux de ce salon c'est une dose de préparation, une dose de chance (Dans une allée de rencontrer Alvin Wang Graylin CEO de Minfos, Philippe Vrignaud président Japon de Gemalto incollable sur les usages Nippon......) et une dose de travail !
Les tendances sont largement décrites dans la presse internationale avec de nombreuses annonces des géants qui sont comme des coups de canon tirés d'une frégate au combat ! (lire les articles ci-dessous) En tout cas les purs players sont ceux qui sont le plus spontanés, ou il n'y a pas besoin de réserver son meeting des semaines en avance.... effectivement des sociétés ont prix le parti prix d'être dans un hall qui héberge des bureaux de recevoir ainsi leurs clients, prestataires, constructeurs, opérateurs.... C'est le cas de Google qui sera présent l'année prochaine avec beaucoup plus de visibilité !!
Ce qui frappe c'est de voir des sociétés importante qui font tout, mettre en avant une ou plusieurs plates-formes qui font l'IM (beaucoup de stands autour de ce service), la vidéo, le mail, la diffusion de contenu, etc........ et à coté de petites sociétés qui pour certaines ont des produits innovants mais qui auront du mal à trouver une place au soleil, ou qui se feront racheter et diluer dans une de ses plates-formes ! Une présence des Indiens et des Chinois mais l'année prochaine devrait être encore plus visible pour eux, certain ne se cache pas de vouloir racheter des sociétés européennes pour leurs implantations locales.
L'industrie mobile (photos en vrac) s'organise pour permettre à chacun d'utiliser son mobile non plus comme un téléphone voix mais comme un outil de sans-contact ( paiement ), d'échange et de partage de données, avec lequel on écoute de la musique, la radio et qui devient l'appareil photo et la caméra de la famille et j'en passe............et la télé très très présente de A à Z....... et
Un leitmotiv sur le salon : Direct consumer, la plupart des sociétés souhaitent mettre en avant une expérience utilisateur en dehors des grands portails des opérateurs, un passage obligé pour que les usages se développent, c'est de l'intérêt de tous. Faut il un Grenelle du portail !!! (Le code 2D en aurait aussi besoin... d'un Grenelle)
Revenons sur les nouveaux entrants qui font la richesse de l'industrie mobile, richesse d'innovation dans les services d'aujourd’hui et de demain, parfois dans le business modèle ( beaucoup compte sur l'opérateur et le fameux revenu sharing.. ), tous ont un point commun ils sont passionnés et travaillent beaucoup mais tous ne vont pas réussir à installer leurs concepts et pourtant ils sont scrutés par les opérateurs et constructeurs et les géants de l'Internet qui voient en eux le futur du mobile ( d'ailleur dans un article des Echos on apprend qu'Orange réorganise sa recherche sur le modèle des Start-Up). Les sociétés rencontrées et filmées vous donnent un petit aperçu de cette richesse.
Téléphonie mobile : le défi de la deuxième offre
LE MONDE | 14.02.07 | 13h47 • Mis à jour le 14.02.07 | 19h43
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Au moment où l'industrie des télécommunications tient sa grand-messe, du 12 au 17 février au salon 3GSM de Barcelone, anticipant les évolutions pour trouver de nouvelles sources de profit - diffusion de programmes télé, de films, téléchargement de musiques, etc. -, une autre partie se joue en France.
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Le marché des opérateurs de téléphonie mobile virtuels (Mobile Virtual Network Operators ou MVNO), ces opérateurs qui n'ont pas de réseau propre mais achètent en gros des minutes de communication à un opérateur existant, tente tant bien que mal de grignoter des parts de marché sur celui des mastodontes. A côté d'Orange (23,4 millions de clients), de SFR (17,9) et de Bouygues (8,7), la dizaine d'opérateurs virtuels comme Tele2 Mobile, Virgin Mobile ou encore NRJ Mobile font figure de nains.
Fin décembre 2006, selon l'Autorité de régulation des télécommunications (Arcep), leur part de marché n'atteignait que 2,79 %. Leur capacité à recruter de nouveaux clients reste certes encourageante : en 2006, ils ont séduit un nouveau client sur trois. Mais même s'ils ont stimulé la concurrence, ces nouveaux venus ne feront jamais vraiment de l'ombre aux opérateurs "historiques".
"Cela ne signifie pas que c'est un échec... mais en trois ans, il n'y a pas eu l'explosion attendue", admet Jean-Louis Constanza, fondateur et patron du MVNO Ten. "Pour toucher 5 millions de clients, soit 10 % de part de marché, il faudrait qu'Orange, SFR et Bouygues Telecom arrêtent de vendre pendant trois ans. Aberrant", note un opérateur.
Lorsque le premier acteur, Debitel, est apparu, en juin 2004, son arrivée correspondait à l'ultime solution imaginée par l'Arcep et le gouvernement pour faire bouger un secteur figé autour des trois réseaux existants. Un marché "verrouillé" selon le mot de Patrick Devedjian, alors ministre délégué à l'industrie, qui avait exhorté les opérateurs existants à signer des accords de ce type.
Les accords se sont succédé avec Orange et SFR. Mais Bouygues, hormis un contrat signé en décembre 2001 avec Transatel, spécialisé dans la téléphonie mobile à destination des grands voyageurs, a toujours été hostile à l'idée d'accueillir des opérateurs virtuels sur son réseau. Il a préféré signer des accords de licence qui lui permettent de rester propriétaire de la carte SIM, le microprocesseur où est stocké l'ensemble des informations (abonnement et services) concernant l'abonné. "Le château m'a coûté une fortune, ce n'est pas pour que des romanichels viennent s'installer sur la pelouse !", avait déclaré à l'époque Martin Bouygues, président du groupe du même nom, pour justifier sa position.
Orange et SFR ont toujours tenu un discours plus modéré, même s'ils ont fait en sorte d'empêcher les nouveaux entrants d'émerger réellement. "Depuis le début, les conditions commerciales (le prix auquel les MVNO achètent les minutes et les SMS) se sont améliorées mais pas au point de faire place à un challenger face aux trois opérateurs", reconnaît Geoffroy Roux de Bézieux, patron de Virgin Mobile. Attentive, l'Arcep pourrait être amenée un jour à réguler ce marché. En 2006, Paul Champsaur, son président, avait d'ailleurs indiqué que l'autorité resterait vigilante sur l'évolution des accords passés entre les opérateurs mobiles virtuels et les opérateurs de réseaux mobiles "qui ne (leur) laissent pas aujourd'hui assez de liberté".
"Plutôt que signer des accords avec des opérateurs souhaitant casser les prix, nous préférons privilégier ceux qui ont développé un marketing de niches", fait-on valoir chez Orange. Les opérateurs de réseaux préfèrent se concentrer sur l'augmentation des revenus par abonné plutôt que d'essayer de conquérir de nouveaux clients.
Breizh Mobile s'est attaqué à
Virgin Mobile vise les 15-35 ans, gros consommateurs de SMS, à qui il a donc décidé de faire une offre SMS illimitée. Chez les opérateurs classiques, le SMS est à 15 centimes d'euro l'unité. "Mais Virgin Mobile est plus cher que nous sur les communications voix", remarque-t-on chez Orange.
Tele2Mobile vise les nouveaux entrants au budget limité ; Auchan et Carrefour ont choisi la simplicité. Chez Ten, Jean-Louis Constanza a voulu imiter la stratégie de Free, le fournisseur d'accès à Internet : un abonnement à prix fixe et un empilement de services gratuits (courriel, messagerie instantanée illimitée et bientôt Internet gratuit). Debitel veut jouer le "low cost" de la téléphonie mobile, avec des offres spéciales chômeurs et famille nombreuses.
Les communautés étrangères sont aussi ciblées. Budget Telecom a signé avec Transatel un accord de téléphonie mobile internationale à destination des résidents anglo-saxons et l'opérateur Maroc Telecom a lancé Mobisud, une offre de mobile destinée aux personnes habitant en France mais qui ont des attaches au Maghreb.
Tous ces acteurs vont-ils pouvoir continuer à se développer ? Olivier Anstett, directeur général de Tele2, veut croire que "2007 sera l'année du changement". Les MVNO espèrent en effet que l'introduction de la portabilité prévue au 1er janvier mais retardée au printemps accélérera leur développement. Depuis cette date, le délai pour passer d'un opérateur à l'autre, en conservant son numéro, est réduit à dix jours. Un décret sur la portabilité du numéro, publié le 28 janvier 2006, prévoit que l'abonné donne mandat au nouvel opérateur pour effectuer l'opération de portage du numéro et résilier le contrat auprès de l'ancien opérateur. En 2005, en France, seulement 1,1 % des clients ont changé d'opérateur en gardant leur numéro de téléphone. On est loin de la moyenne européenne (2 % à 3 %) et très loin du taux affiché par
Toutefois les restructurations et les concentrations semblent inévitables. "D'ici à fin 2007, trois ou quatre MVNO auront 500 000 abonnés. Cela passera forcément par une consolidation", affirme M. Roux de Bézieux, de Virgin Mobile, qui indique que son groupe regardera "très sérieusement" les dossiers. Déjà Debitel, dont le nombre de clients stagne avec 160 000 clients fin 2006 contre 150 000 fin 2005, est à vendre.
De son côté, NRJ Mobile a fait l'objet d'une reprise en main de la part du Crédit mutuel, qui était auparavant actionnaire à hauteur de 10 %. En échange d'un investissement de 60 millions d'euros, la banque en détiendra 50 %.
NRJ Mobile comptait conquérir 1 million de clients en trois ans et atteindre l'équilibre à la fin de cette année. Les pertes opérationnelles devraient être supérieures à 20 millions d'euros. Ce soutien financier n'est pas suffisant. La filiale du groupe radiophonique a dû revoir son modèle commercial qui reposait jusqu'à présent sur des cartes prépayées à durée illimitée. Les clients ne les utilisaient pas et se faisaient appeler. "Nous allons lancer des forfaits au cours du premier semestre", assure-t-on aujourd'hui chez NRJ Mobile. Les MVNO continuent d'y croire.
Nathalie Brafman
Article paru dans l'édition du 15.02.07
Nokia va intègrer les vidéos YouTube dans ses prochains combinés
LEMONDE.FR avec Reuters | 12.02.07 | 19h27 • Mis à jour le 12.02.07 | 20h28
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okia a annoncé, lundi 12 février, qu'il collaborerait avec Google pour intégrer dans ses combinés l'accès au site communautaire de partage vidéo YouTube, racheté récemment par le premier moteur de recherche sur Internet. L'accord permettra aux clients du premier fabricant mondial de téléphones portables d'accéder sans fil à une version mobile de YouTube qui doit être lancée prochainement, a déclaré Nokia dans un communiqué. "Nous frissonnons à l'idée d'offrir aux utilisateurs un accès simplifié n'importe quand et n'importe où aux vidéos de YouTube", a déclaré dans un communiqué Steve Chen, co-fondateur de YouTube.
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Nokia a par ailleurs dévoilé au salon 3GSM de Barcelone, le plus grand rassemblement de l'industrie télécoms, six nouveaux combinés, dont un intégrant un système de navigation par satellite (GPS) et un autre permettant de capter les chaînes de la télévision numérique terrestre au standard DVB-H. Le groupe finlandais, qui veut profiter du boom des services de recherche d'itinéraires en temps réel, a précisé que son nouveau smartphone (téléphone mobile aux fonctionnalités proches d'un ordinateur) intégrera des cartes complètes conçues par Navteq des pays où il est vendu. Selon les principaux fabricants de GPS autonomes, à l'instar du leader européen TomTom, les mobiles ne constituent pas pour l'instant une menace pour leur activité, mais leur offrent au contraire une nouvelle opportunité pour vendre des logiciels de navigation.
DES FONCTIONNALITÉS PEU UTILISÉES
Selon l'AFP, le PDG de Nokia, Olli-Pekka Kallasvuo, a affirmé que "les clients veulent de la simplicité, du choix et des choses qui marchent". Mais pour l'instant, les services multimédia sur mobile ne rencontrent pas le succès escompté : leur prix est jugé trop élevé et ils sont parfois trop compliqués à utiliser quand on n'est pas féru de technologie. Une étude de l'institut M-Metrics, qui a mené une enquête dans six pays (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie, Espagne), révèle que ces fonctionnalités sont encore peu utilisées, alors qu'elles équipent presque tous les téléphones actuels.