Europe et France du haut débit
Vers un plan européen du haut débit avant fin 2009.
Les gouvernements des pays de l'Union européenne ont invité la Commission européenne à mettre en place une stratégie européenne sur le haut débit avant fin 2009. Réunis lors d'un sommet de deux jours jeudi 19 et vendredi 20 mars, ils ont défendu l'idée d'un partage des risques liés aux investissements importants des opérateurs. En clair, les fournisseurs d'accès pourraient être autorisés à faire payer plus cher les autres opérateurs qui voudraient utiliser leurs réseaux. Les gouvernements ont néanmoins ajouté qu'il fallait maintenir les principes de "non discrimination" et de concurrence du marché.
Fibre optique : la France leader européen du déploiement, mais pas des abonnés :
http://fr.news.yahoo.com/12/20090212/ttc-fibre-optique-la-france-leader-europ-549fc7d.html.
L’accès à l’Internet très haut débit en France par fibre optique présente un double visage. D’après ce que rapporte l’Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe (Idate), la France était en tête des pays européens en 2008 en matière de déploiement de la fibre optique, mais elle restait à la traîne pour ce qui est du nombre d’abonnés. Sur les 11,2 millions de logements équipés en fibre optique en Europe et donc susceptibles d’être connectés au très haut débit, la France en compte 4,4 millions, suivie de l’Italie, avec plus de 2 millions de foyers. La Suède et le Danemark viennent ensuite.
L’avance de la France est en grande partie liée, selon l’institut, aux investissements du câblo-opérateur Numericable, qui a équipé 3,4 millions de foyers en apportant la fibre au pied des immeubles, sans toutefois la monter jusqu’aux appartements.
Si l’on regarde en revanche le nombre de foyers réellement connectés, le classement s’inverse presque, puisque la Norvège et la Suède dominent tandis que la France est en queue de peloton. Si 1,6 million de foyers européens (essentiellement concentrés dans six pays) sont ainsi abonnés, c’est le cas de 4,1 % seulement des foyers français raccordés. Un chiffre très marginal comparé aux 65,6 % et 44,1 % de pénétration observés respectivement en Norvège et en Suède.
Mais, souligne l’Idate, « l’élan que nous voyons dans des pays comme la France, combiné au potentiel de l’Europe de l’Est, devrait néanmoins favoriser une augmentation des taux d’abonnement en Europe dans les prochains mois ».