Très haut débit : Les régions proposent un new deal numérique
Un sujet dont l'Acsel devrait s'emparer et accompagner. Même si dans un premier temps çà n'est que pour se faire connaitre d'un Christian Paul, par exemple
Selon une étude de l’ARF, les investissements des opérateurs ne permettront de couvrir que la moitié des ménages en très haut débit. Une intervention publique de 10Md€ sur dix ans permettrait de mobiliser les opérateurs qui apporteraient 20 M€ prélevés sur leurs recettes d’exploitation.
Selon une étude de l’ARF, les investissements des opérateurs ne permettront de couvrir que la moitié des ménages en très haut débit. Une intervention publique de 10Md€ sur dix ans permettrait de mobiliser les opérateurs qui apporteraient 20 M€ prélevés sur leurs recettes d’exploitation.
L’Association des Régions de France appelle les pouvoirs publics à investir 10 milliards d’euros sur dix ans, à raison d’1Md€ par an, pour déployer un réseau de très haut débit sur les zones qui ne seront pas couvertes spontanément par les opérateurs. C’est ce qu’a expliqué hier Christian Paul, député de la Nièvre, vice-président de la Région Bourgogne et responsable à l’ARF de l’économie numérique. « Nous avons la conviction que la moitié des habitants de ce pays, qui vivent dans des zones denses, pourront être correctement desservis dans les dix ans alors que l’autre moitié ne le sera pas avant longtemps » a-t-il indiqué.
30 Md€ pour ne pas creuser le retard
L’investissement proposé par l’association ne concerne donc pas les secteurs géographiques qui seront normalement équipés par les opérateurs, mais seulement les zones qui ne le seront pas. « Le retard de la France en la matière est déjà constitué, l’enjeu est de ne pas le creuser davantage » a-t-il estimé, s’étonnant que « le Plan de relance de l’économie ne disent pas un mot ou presque sur le numérique ».
« Nous ne voulons pas revivre ce que nous avons vécu lors de l’étape précédente du haut débit. Les collectivités avaient été appelées en pompiers pour combler le retard ». Selon lui, le déploiement complet d’un réseau câblé sur les zones visées par le plan des régions nécessiterait 30 Md€ d‘investissements. L’ARF propose donc un cofinancement, abondé par l’Etat, les régions, les départements « selon le système en vigueur pour la construction des autoroutes ». Les 20 Md€ restants seraient apportés par les opérateurs privés et financés par les recettes d’exploitation du réseau déjà installé.
Une force de frappe publique
Pour Christian Paul, il s’agit d’ « un véritable new deal numérique » qui doit être lancé à partir d’un « réseau d’initiative publique » dont la vocation est de parvenir « à un déploiement optimum dans son financement et dans son pilotage », les régions ne revendiquant pas la fonction de pilote. Pour le député bourguignon, une telle initiative est nécessaire pour assurer la compétitivité et l’aménagement des territoires. « Nous voulons constituer un patrimoine public au même titre que les réseaux d’eau ou d’électricité. Pour cela il faut construire une force de frappe publique qui pour l’instant n’existe pas ».
L’ambition affichée par les régions est aujourd’hui d’ouvrir le débat avec l’Etat et l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes qui ne partagent pas forcément la même analyse que l’ARF.
Celle présentée par Christian Paul hier, s’appuie sur un rapport réalisé avec l’Association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l’audiovisuel (AVICCA). Selon cette étude,si les préconisations de l’ARF étaient appliquéees environ 10 millions de ménages pourraient être couverts par l’investissement privé, 14 millions par les réseaux d’initiative publique et 1 million par des technologies intermédiaires.
30 Md€ pour ne pas creuser le retard
L’investissement proposé par l’association ne concerne donc pas les secteurs géographiques qui seront normalement équipés par les opérateurs, mais seulement les zones qui ne le seront pas. « Le retard de la France en la matière est déjà constitué, l’enjeu est de ne pas le creuser davantage » a-t-il estimé, s’étonnant que « le Plan de relance de l’économie ne disent pas un mot ou presque sur le numérique ».
« Nous ne voulons pas revivre ce que nous avons vécu lors de l’étape précédente du haut débit. Les collectivités avaient été appelées en pompiers pour combler le retard ». Selon lui, le déploiement complet d’un réseau câblé sur les zones visées par le plan des régions nécessiterait 30 Md€ d‘investissements. L’ARF propose donc un cofinancement, abondé par l’Etat, les régions, les départements « selon le système en vigueur pour la construction des autoroutes ». Les 20 Md€ restants seraient apportés par les opérateurs privés et financés par les recettes d’exploitation du réseau déjà installé.
Une force de frappe publique
Pour Christian Paul, il s’agit d’ « un véritable new deal numérique » qui doit être lancé à partir d’un « réseau d’initiative publique » dont la vocation est de parvenir « à un déploiement optimum dans son financement et dans son pilotage », les régions ne revendiquant pas la fonction de pilote. Pour le député bourguignon, une telle initiative est nécessaire pour assurer la compétitivité et l’aménagement des territoires. « Nous voulons constituer un patrimoine public au même titre que les réseaux d’eau ou d’électricité. Pour cela il faut construire une force de frappe publique qui pour l’instant n’existe pas ».
L’ambition affichée par les régions est aujourd’hui d’ouvrir le débat avec l’Etat et l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes qui ne partagent pas forcément la même analyse que l’ARF.
Celle présentée par Christian Paul hier, s’appuie sur un rapport réalisé avec l’Association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l’audiovisuel (AVICCA). Selon cette étude,si les préconisations de l’ARF étaient appliquéees environ 10 millions de ménages pourraient être couverts par l’investissement privé, 14 millions par les réseaux d’initiative publique et 1 million par des technologies intermédiaires.
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